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Diabolisation de Monsengwo : la Cenco exige des sanctions contre ceux qui ont torturé l’église
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Diabolisation de Monsengwo : la Cenco exige des sanctions contre ceux qui ont torturé l’église

Cenco

Pour la première fois depuis les événements sanglants du dimanche décembre 2017, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) est montée au créneau, ce jeudi 11 janvier 2018 au centre interdiocésain, pour fixer l’opinion sur les contours de cette marche qu’elle avait soutenue.

D’entrée de jeu, son secrétaire général de cette structure, l’abbé Nshole, a reconnu que c’est le Comité Laïc de Coordination( CLC) qui a organisé cette marche pacifique et non violente pour réclamer la “ mise en œuvre effective, intégrale et de bonne foi de l’accord politique global et inclusif de la Saint Sylvestre ”.

Sur ce, la CENCO avait publié un communiqué pour manifester son indignation et condamner la répression violente et sanglante par les forces de l’ordre contre les manifestants, ainsi que pour exprimer sa compassion et sa proximité spirituelle à l’égard des victimes et de leurs poches.

De ce fait, elle dénonce, ce jeudi, cette campagne d’intoxication, de désinformation voire de diffamation orchestrée même par des responsables des institutions du pays contre l’église catholique et sa hiérarchie.

Affirmant que ladite campagne de mépris vise particulièrement l’autorité de son Eminence Laurent Monsengwo, que les autorités considèrent comme instigateur des actions visant à déstabiliser les institutions en place et à vouloir s’emparer du pouvoir, elle exige des preuves à ces graves accusations portées contre sa personne.

D’ores et déjà, elle plaide pour des sanctions à l’endroit de ceux qui ont torturé l’église catholique en marge des événements du 31 décembre 2017.

Enfin, la CENCO appelle au respect des droits aux manifestations pacifiques et à la liberté de culte garantis par la constitution de la
République selon les articles 26, et exige le respect et la considération aux autorités ecclésiastiques, en l’occurrence le cardinal archevêque de Kinshasa. « Les évêques exigent des sanctions exemplaires justes et urgents à l’encontre de ceux qui ont torturé, blessé et tué ainsi que de ceux qui ont délibérément profané les églises catholiques » a conclu l’abbé Nshole.

Jolga Luvundisakio & Sylvie Mbantshi

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