Now Reading:
Insécurité alimentaire : le gouvernement invité à accompagner les acteurs innovants
Full Article 3 minutes read

Insécurité alimentaire : le gouvernement invité à accompagner les acteurs innovants

Des responsables publics, entrepreneurs, scientifiques, acteurs et réseaux de l’innovation ont pris part à l’atelier de valorisation des ressources agro-alimentaire et des agro-ressources locales pour la lutte contre la faim, l’insécurité alimentaire et le développement durable en République démocratique du Congo, clôturé le 8 décembre 2017 à la salle de fête la Palmeraie dans la commune de Lingwala. Objectif de cette session : dialogue avec des innovateurs de façon à capitaliser leurs expériences et renforcer leurs capacités.
Organisé par le Réseau congolais des acteurs de l’innovation et l’Association congolaise pour l’avancement de la science, de la technologie et de l’industrie, cet atelier avait pour thème, « le développement de l’industrie agro-alimentaire : un défi pour la sécurité alimentaire, la nutrition et le développement durable en République démocratique du Congo ».
Dans le lot des orateurs, le professeur Théophile Mbemba, ministre honoraire de l’Enseignement supérieur et universitaire, a planché sur la valorisation des aliments traditionnels dans la lutte contre la malnutrition en RDC autour du thème : « formulation d’un aliment de complément de bonne qualité nutritionnelle et de bonne densité énergétique ».
Ses homologues, les professeurs Marie Claire Yandju et Moango, ont développé des thèmes liés à l’exploitation de la chaine de valeur de l’arachide pour la promotion de l’industrie agro-alimentaire, la lutte contre la malnutrition et le développement de l’économie durable. Tandis qu’une représentante de l’ONU femme a exploité le rôle de la femme à travers la promotion de l’entreprenariat féminin.
Session clôturée par Thérèse Olenga, ministre provinciale de l’Education, Genre, Famille, Enfant et Environnement, ses participants ont suggéré la consommation locale pour encourager notre production et la transformation, la valorisation et la transformation des produits, ainsi que l’encouragement du dialogue entre chercheurs et producteurs.
Aux organisateurs, ils ont recommandé d’identifier les motivations, mettre en place une base des données et développer le partenariat dans un cadre gagnant-gagnant.
Aux entrepreneurs de faire une introspection pour déceler ce qui les empêchent de collaborer avec les scientifiques ; aussi de créer les unités de transformation au sein des coopératives en améliorant le processus de transformation traditionnelle.
Quant aux universités et autres institutions supérieurs d’enseignement, ils ont demandé de favoriser l’interaction avec les producteurs (paysans) et introduire les programmes plus innovants que les programmes classiques.
Enfin au gouvernement il a été suggéré de réfléchir sur les normes et les règlementations, accompagner les acteurs qui affichent la volonté d’innover et impliquer les paysans et les scientifiques dans la prise des décisions et encadrer la production agricole.
Clôturant les travaux, la ministre provinciale de Kinshasa a encouragé les organisateurs de cet atelier à multiplier ce genre d’activités et leur a assuré de sa disponibilité pour cette cause noble. « Nous devons consolider ces acquis pour que le partenariat public privé soit porteur de bonheur, a déclaré la ministre provinciale de Kinshasa avant de renouveler son engagement pour la réussite de cette mission » a-t-elle conclu.

 

Times.cd

Laisser un commentaire

Input your search keywords and press Enter.