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Elections: les USA, le Canada et la Suisse craignent pour la machine à voter

machine à voter électronique

Les chefs de mission des USA, du Canada et de la Suisse appellent à la mise en œuvre d’un système qui exige de la transparence auprès toutes les parties concernées en ce qui concerne le coûts et les risques, et demandent à la Ceni de respecter son propre calendrier électoral.

Ils l’ont fait savoir dans une déclaration conjointe ce jeudi 7 décembre 2017.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), quant à elle, a l’obligation de respecter la date des élections de décembre 2018 et son propre calendrier. Ce calendrier fournit plusieurs cibles pour mesurer les progrès de la CENI en vue d’atteindre cet objectif.
Les cibles les plus immédiates sont l’adoption, par le Parlement, de la révision de la loi électorale d’ici la fin de la session législative, le 15 décembre, et l’achat par la CENI du système nécessaire pour nettoyer le registre des électeurs, étant donné que ce processus doit débuter en décembre.

Malheureusement, certains signes semblent montrer que la CENI accuse un retard à cet égard.
Par ailleurs, « nous sommes préoccupés par le fait que la CENI se concentre sur l’utilisation d’un système de « machine à voter ».

« La mise en oeuvre d’un tel système exige de la transparence auprès de toutes les parties concernées en ce qui concerne le coûts et les risques. Il faut également avoir suffisamment de temps pour effectuer un examen juridique, des essais, une évaluation, et offrir de la formation.  Aucune de ces étapes n’est achevée à ce jour », font-ils remarquer.

Le contournement de ces étapes et la mise en place d’un système de ce type et de cette ampleur à l’échelle nationale pour la première fois, pensent-ils, « pourrait gravement compromettre l’élection présidentielle ».

Selon la même source, le gouvernement de la RDC doit respecter les engagements qu’il a pris dans le cadre de l’Accord du 31 décembre 2016. Celui-ci interdit la tenue d’un troisième mandat présidentiel ou l’apport d’un changement constitutionnel. De plus, il engageait le gouvernement à libérer des prisonniers politiques, à mettre fin aux poursuites fondées sur des motifs politiques, à mettre un terme au dédoublement des partis politiques, à respecter les libertés fondamentales et à confier la résolution des cas emblématiques à la Conférence épiscopale nationale de la RDC (CENCO). « Le fait que le gouvernement de la RDC n’ait pas encore tenu ces engagements, constitue une source de préoccupation ». Qui plus est, d’autres personnes ont fait l’objet d’arrestations arbitraires à la suite de3 manifestations pacifiques en novembre, et le gouvernement de la RDC a pris des mesures pour entraver la liberté de circulation des membres de l’Opposition et de la société civile, notamment en confisquant des passeports ou en refusant de les renouveler.

« En tant qu’amis de la RDC et partisans du processus électoral dans ce pays, nous exhortons le gouvernement de la RDC à libérer les prisonniers conformément à l’Accord politique du 31 décembre et à veiller au respect de la liberté de réunion, d’expression, de circulation et de la presse. Ces mesures sont essentielles afin de garantir un processus électoral libre, juste et pacifique en RDC. Nous exhortons également toutes les parties concernées, qu’il s’agisse du gouvernement, de l’Opposition ou de la société civile, à veiller à ce que leurs actions et leurs déclarations restent pacifiques et respectent la Constitution de la RDC et l’Accord du 31 décembre ».

Clement Muamba

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