Cop 23, Sassou Nguesso
Cop 23, Sassou Nguesso

Cop 23: Sassou N’Guesso plaide pour les tourbières du bassin du Congo à Bonn

« Des indices probants tendent à montrer l’existence d’un puit de dioxyde de carbone dans une tourbière au coeur du Bassin du Congo ». C’est à la tribune de la COP23 à Bonn (Allemagne) que le président du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a donné cette information, ce 16 novembre 2016. Il a l’appui technique et financier de la Communauté internationale pour la protection de cet écosystème.

Primo, le Chef de l’Etat congolais a salué l’accord de Paris, qui a constitué une avancée historique pour l’humanité tout entière.

Denis Sassou N’Guesso a rappelé à l’assistance: « l’enjeu aujourd’hui, celui de parvenir à limiter le réchauffement global à 2°C, tout en persévérant dans nos efforts pour un objectif à 1,5°C. ». Le président congolais pense que « La nécessité d’apporter une réponse  nette à cette préoccupation majeure a constitué le point d’orgue du sommet des chefs d’Etat africains, tenu en marge de la COP22, au Maroc. »

Denis Sassou N’Guesso a expliqué aussi la quintessence du Fonds bleu pour le Bassin du Congo. Il a relaté les différentes étapes de sa mise en oeuvre : « il m’a été confié la présidence de la commission Bassin du Congo et de l’initiative du fonds bleu pour le Bassin du Congo. C’est dans ce cadre que le 9 mars 2017, à Oyo en République du Congo, a été signé le mémorandum d’entente pour la création du fonds Bleu entre les pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et ceux de la Communauté de l’Afrique de l’Est. »

A noter que, dans l’optique de mettre aussi vite que possible cet instrument, une conférence extraordinaire des ministres en charge de l’environnement et des finances des deux communautés régionales, celle de l’Afrique Centrale et de l’Est s’est, Le 5 octobre 2017,  à Brazzaville. Cette rencontre a permis de définir les moyens  d’accélérer de la mise en śuvre du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et de la Commission du Bassin du Congo.

La communauté internationale interpellée

Au sujet de la préservation de la forêt et de la nature, Denis Sassou N’Guesso a donné les motivations de l’adhésion de son pays au processus REDD+. Cette adhésion, selon le Chef de l’Etat congolais, traduit la volonté constante de son pays de préserver les forêts au bénéfice de l’humanité tout entière. Il a rappelé qu’un ambitieux programme de réduction des émissions liée à la déforestation et la dégradation des forets a été mis en place. A en croire Denis Sassou N’Guesso, « ce programme permettra à la République du Congo de réduire les émissions d’environs 10 millions de tonnes équivalents carbone sur 5 ans. A travers la certification de 2millions 500 milles hectares conformément aux normes FSC, le Congo consolide ses efforts dans la gestion durable des forêts. »

Le Chef de l’Etat congolais a révélé que « des indices probants tendent à montrer l’existence d’un important puits de dioxyde de carbone dans une tourbière au cśur du Bassin du Congo entre la République du Congo et la République Démocratique du Congo. L’authentification de cette piste pourrait ouvrir la voie à un immense espoir pour l’humanité. »

Denis Sassou N’Guesso a sollicité solennellement l’appui technique et financier de la Communauté internationale pour la protection de cet écosystème qui est extrêmement fragile.

En conclusion, il a souhaité vivement que les délibérations de la COP23 de Bonn puissent combler les espoirs des millions d’hommes et des femmes, qui subissent, chaque jour à travers le Monde les effets néfastes du changement climatiques.

Christian Wilfrid, correspondant TIMES.CD à Brazzaville

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