Restriction de liberté de Gabriel Kyungu: le G7 recadre Lambert Mende

Le Groupe de sept partis (G7) exprime son indignation devant les propos « mensongers » de Lambert Mende, ministre de la Communication et des Médias du gouvernement de Bruno Tshibala, qui a affirmé sans vergogne que Gabriel Kyungu, député national et président national de l’Unafec et vice-président du G7, ne serait pas victime d’un siège permanent de son domicile par la Garde républicaine et la Police nationale à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, siège qui le place, de manière illégale, en résidence surveillée, et que la présence des éléments armés à son domicile serait justifiée par le fait qu’il habiterait la commune populaire de Katuba en proie à l’insécurité.

Le président du G7, Pierre Lumbi Okongo, l’a fait savoir dans un communiqué de presse ce samedi 11 novembre 2017 à Kinshasa, dont une copie est parvenue à la rédaction de Times.cd.

Ce regroupement de l’opposition et membre du Rassemblement du tandem Tshisekedi – Lumbi dément catégoriquement ces « affabulations » de Lambert Mende.

Selon Pierre Lumbi, le vice-président du G7, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, habite le centre ville de Lubumbashi, commune qui porte le même nom, et son domicile situé à une vingtaine de Kilomètres de la commune dont parle le ministre de la Communication.

« Au demeurant, ce quartier ne connait aucune insécurité », a souligné Pierre Lumbi, ancien conseiller de Joseph Kabila en matière de sécurité, dans sa déclaration.

Comble de ridicule, « comment le ministre peut-il prétendre que l’ensemble de la ville de Lubumbashi est calme et affirmé en même temps qu’un de ses quartiers est dans l’insécurité et vit sous la protection permanente des policiers ? » s’est interrogé le président du Conseil des sages du Rassemblement.

Par la même occasion, le G7 dénonce et condamne le cynisme et la dérive autoritaire du pouvoir en place qui prive, pour des raisons politiques, à un citoyen de la République, de surcroit élu du peuple, Monsieur Gabriel Kyungu, l’exercice de sa liberté la plus élémentaire, garantie par la Constitution, de se mouvoir partout où il veut.

Clement Muamba/Times.cd

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