alexis tambwe

Pour Tshibala, Thambwe Mwamba est un de mes meilleurs ministres

 » Il avait été convenu au niveau du dialogue que les évêques, avec le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Monsieur Alexis Thambwe Mwamba – qui est un de mes meilleurs ministres – devaient se concerter pour voir comment régler les cas qui n’étaient pas faciles, lorsque ces cas présentent une ambiguïté entre le droit commun et les infractions politiques. Eugène Domi Ndongala – compagnon comme vous venez de le dire avec raison – se retrouve dans cette situation avec Monsieur Katumbi, des cas qui présentent une certaine ambiguïté. Est-ce le droit commun, est-ce les infractions politiques ? Donc nous sommes en train de travailler là-dessus pour que ces cas emblématiques soient réglés. Et je pense qu’avec les évêques, avec le ministre de la Justice, on arrivera à trouver un compromis qui permette que ces cas soient effectivement réglés », a déclaré le 1er ministre Bruno Tshibala lors d’une interview accordée à RFI ce lundi 18 septembre 2017.

Il répondait ainsi à la question liée au procès du président national de la Démocratie chrétienne, Eugène Diomi Ndongala.

Il précise que les cas de Diomi Ndongala et Moïse Katumbi font partie de cas emblématiques.

« Vous êtes originaire du Kasaï Oriental et l’on sait que la province du Grand Kasaï a été ravagée ces douze derniers mois par des violences meurtrières. Est-ce seulement la faute aux miliciens Kamuina Nsapu ? »

En réponse à cette question, Tshibala pense qu’il n’est pas possible que, pour un conflit « banal » de dispute de pouvoir coutumier, que l’on arrive à des drames, à des tragédies « telles que nous avons connues avec les miliciens
Kamuina Nsapu. Il est vrai qu’il y a eu quelques bavures ! Mais la réalité c’est que, s’il n’y avait pas ce déferlement de violences de la part des miliciens Kamuina Nsapu, on n’en serait pas arrivés à tout ce que nous avons vécu. Voilà pourquoi nous avons pris des dispositions, au niveau du gouvernement, pour envoyer des renforts afin d’essayer de stabiliser la situation, de mettre les milices hors d’état de nuire, de traquer et de traduire devant les cours et tribunaux, les policiers qui s’étaient révélés dans une riposte disproportionnée. Et au moment où je vous parle, la situation est sous contrôle. Les procès vont être organisés pour juger tous ceux qui se sont permis de violer les droits de l’homme, tous ceux qui ont commis les actes que nous déplorons tous ».

À la question de savoir sa réaction sur les dernières révélations de l’enquête RFI sur ce dossier de deux experts de l’ONU, le premier ministre estime qu’on peut épiloguer, commenter dans tous les sens. « Ce qui est vrai, c’est que les deux experts des Nations-Unies dont je salue les mémoires, ont été victimes de la barbarie de la milice Kamuina Nsapu. Et ils ont posé cet acte en pensant que c’était une façon d’aggraver la situation du pouvoir vis-à-vis de la communauté internationale. Mais tout indique que c’est eux, et c’est même établi, qui sont les auteurs de cet assassinat barbare et indescriptible ».

Times.cd

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