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Forum de Kananga: l’épée de Damoclès sur les auteurs du drame Kasaïen

C’est bel et bien ce mardi 19 septembre 2017 que s’est ouvert à Kananga, chef-lieu du Kasaï Central, le forum sur la paix, la  réconciliation et le développement dans l’espace Kasaïen.

La cérémonie d’ouverture de ces assises organisées par le ministère de l’Intérieur, a été rehaussée par la présence du Chef de l’État Joseph Kabila qui a ouvert ces travaux après le mot de bienvenue du gouverneur intérimaire et la projection d’un documentaire inédit retraçant l’historique du mouvement terroriste Kamwina Nsapu. Ce film, convient-il de souligner, raconte la genèse de ce mouvement à son extinction, en passant par ses affres que sont les crimes contre l’humanité.

Dans son discours empreint de sentiments contrastés, notamment de tristesse, après près de 9 mois de folie humaine collective dans l’espace kasaien,  et de joie pour la paix retrouvée, le chef de l’État congolais a invité les Kasaiennes et Kasaiens à prendre conscience du drame survenu dans cette partie du pays, ne plus reprendre ce qui s’est passé, se pardonner et se réconcilier pour enfin placer le cap vers le développement. Tous les projets de ce dernier, souligne-t-il, devraient rapidement reprendre avec la même détermination.

Toutefois, a dit Joseph Kabila, la justice réparatrice devrait être faite. Et les auteurs directs et indirects du drame Kasaïen, à tous les niveaux devraient répondre un jour de leurs actes. Aussi, Joseph Kabila a-til stigmatisé le silence de la communauté internationale qui n’a pas dénoncé ces crimes terroristes au Kasaï et certains partenaires étrangers qui cherchent le bouc-émissaire ailleurs. «Le documentaire projeté avec des actes terroristes faisant foi, ainsi que les procès en cours relatifs à ce terrorisme, devrait interpeler tout le monde» a-t-il martelé.

Il sied de noter que les chefs des corps constitués de la République, les membres du gouvernement , les diplomates, les autorités politico- administrativo-coutumieres, les confessions religieuses, les représentants de la Société civile, des jeunes et des femmes ainsi que des ex miliciens étaient présents dans la salle.

Njila Mule

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