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Crise économique: Le FMI dans nos murs

Une délégation du Fonds monétaire internationale est attendue ce vendredi 7 juillet 2017 à Kinshasa. Au même moment, Corneille Naanga, le président de la CENI, sera devant l’Organisation internationale de la Francophonie.

Lors de la dernière visite du FMI en République démocratique du Congo, le chef de la délégation, Mario de Zamaroczy, était clair pour dépeindre la situation économique et politique catastrophique de la RDC.

Pour envisager de débloquer des fonds, M. Zamaroczy avait  posé trois conditions à savoir  : l’installation du Comité national de suivi de l’accord (CNSA) avec son président, l’application des mesures de décrispation politique et, enfin, un calendrier électoral clair et un engagement irrévocable de s’en tenir à la date prévue pour les élections.

Partant des données ou faits sur terrain, rien n’a été fait, deux mois après. Force est de s’interroger sur les points positifs que pourraient découvrir la délégation du FMI.

Dans les couloirs du pouvoir et salons politiques, on évoque déjà l’installation du CNSA.

Mais un CNSA vidé de sa substance ou le président sera désigné par ses paires, ce qui n’était pas le cas lors de la signature initiale de l’accord, le reste de ce compromis ayant été néglige et saboté.

S’agissant de la décrispation, le cas  de Moïse Katumbi est plus que significatif. Alors que le comité des droits de l’homme de l’Onu de Genève a appelé le gouvernement congolais à laisser rentrer le chairman du TP Mazembe en homme libre pour mener, en toute sécurité, son éventuelle campagne électorale, le ministre de la Justice congolaise, Alexis Thambwe Mwamba, a expliqué que la demande du Comité des Nations-Unies n’avait pas lieu d’être et que s’il rentrait au pays, Moïse Katumbi serait devant les tribunaux.

Enfin, pour des élections qui doivent avoir lieu « selon le calendrier prévu », la réponse du président Kabila lors d’une interview au magazine allemand Der Spiegel était, « je n’ai rien promis comme élection d’ici décembre 2017″.

Partant de ce tableau, aucune de demandes du FMI n’a été entendue.
A l’heure actuelle, il sera impossible d’imaginer que l’institution financière ne décaisse le moindre dollar, malgré une crise économique qui ne fait que s’accentuer en RDC.  » Les réserves de change sont quasi nulles. Une ou deux semaines maximum « , selon divers analystes pour lesquels la Banque centrale congolaise ne fait que retarder l’échéance en faisant tourner la planche à billets, ce qui engendre inévitablement une inflation qui faisait dire au FMI, lors de sa dernière visite à Kinshasa, que « le taux de change du dollar devrait avoisiner les 2000 Francs congolais à la fin de cette année (pour 1000 FC il y a un an). »

Times.cd

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