Patrick Nkanga condamne les sanctions contre les officiels congolais

Le président de la Ligue des jeunes du Pprd, Patrick Nkanga, s’est confié au forum « Dynamique lushoise » ce mercredi 31 mai 2017. L’entretien a tourné autour des sanctions contre des officiels congolais, le référendum et la question du dauphin de Joseph Kabila.

Q. A quoi rime la recherche effrénée d’un referendum par le Pprd ?

R. Ce sont des allégations fortuites et sans fondement. Parlons du référendum comme une alternative du peuple. Il ne faut pas que nous sombrions dans une diabolisation des mots. C’est un acte légal, pas un acte satanique. L’acte par excellence comme l’indique l’article 5 de notre Constitution. Je n’ai pas de complexe pour l’évoquer si une fraction du peuple estime opportun de l’exercer pour telle ou telle autre question. Le peuple a le droit d’y recourir à temps et à contre-temps. En tant que président de la Ligue des jeunes et membre du bureau politique, je n’ai pas assisté à une réunion préparant le référendum .
Q. Certains officiels de la RDC sont sanctionnés par l’Union Européenne. Quelle est votre analyse face a cette situation ?

R. Les sanctions prises par l’UE ne sont pas conformes à l’article 8 de l’accord de Cotonou qui régit le partenariat entre l’Union européenne et les États africains.
C’est inacceptable, un groupement de ministres du Conseil de l’Europe puisse prendre des mesures unilatérales pour sanctionner des ministres, responsables des services de sécurité d’un État souverain.
Nous pensons qu’incessamment, la jeunesse du Pprd en tant que parti politique va réagir à travers un communiqué et par la suite par un mouvement de masse pour marquer notre désapprobation. Nous ne pouvons pas accepter d’être infantilisés comme si nous étions un État sous tutelle.
Q. La CENI a lancé le processus d’enrôlement dans une bonne partie de la RDC. Pourquoi la question sur le successeur de Joseph Kabila n’est toujours à l’ordre du jour ?

R. La question du dauphin ou dauphinisme n’est pas évoquable dans la démocratie. J’ose croire qu’à chaque élection, il y a eu des mécanismes qui ont permis à ce que l’opinion publique sache qui sont nos candidats dans les différentes échéances.
Présentement, le congrès ne s’est pas encore tenu. Au moment utile, lorsque la CENI, l’organe habilité, nous convoquera ou nous le demandera, la MP donnera un nom suite à un congrès. Ce candidat sera soutenu lors des élections. Mais à l’heure actuelle, la question ne s’est pas encore posée. Ne nous demandez pas de mettre la charue devant le boeuf. Pour le moment, nous avons notre leader politique, nous le soutenons par rapport aux tâches qu’il a . Rassurez-vous que les élections auront bel et bien lieu dans notre pays, notre 3e cycle électoral. Donc, chaque question aura une réponse au moment opportun.
Propos recueillis par Times.cd

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