Dialogue politique, un mois et deux jours déjà consommés, sans issue

Le 1er septembre au 3 octobre 2016, cela fait exactement un moi et 2 jours que le dialogue politique national inclusif  s’ouvrait à la cité de l’union africaine pour régler la crise politique actuelle dans le pays.

Dans son mot d’ouverture, le diplomate togolais Edem Kodjo facilitateur du dialogue, soulignait plus sur la durée de ces assises qui ne devait pas en principe dépassé 15 jours soit du 1 septembre au 15 septembre, afin de permettre aux parlementaires de retrouver le chemin de l’hémicycle dans toute quiétude pour la session de septembre, une session essentiellement budgétaire du fait de la quasi-totalité des participants à ce forum se trouvent être députés ou sénateurs.

Malheureusement, les travaux se sont prolongés de deux semaines, ce qui atteste que les uns et les autres n’arrivent pas à arrondir leurs angles pour trouver un compromis et aller de l’avant. On est donc loin de trouver une issue susceptible pour décanter la situation.

Ce dialogue souffre, jusqu’à ce jour de réunir tous les courants politiques. Le Rassemblement, la plus grande plateforme de l’opposition est en dehors de la cité de l’Union africaine, n’y prend part. Non seulement son leader, Étienne Tshisekedi a récusé le facilitateur, mais aussi, ses préalables n’ont été rencontrés qu’à moitié.

Si quelques médias  proches de l’Opposition ont été réouverts, plusieurs prisonniers politiques restent encore en prison. Parmi eux, Diomi Ndongala et Jean-Claude Muyambo. Le cas de Diomi, les instances gouvernementales ont justifié cette situation, notamment, par le fait que les crimes sexuels sont imprescriptibles. La RD Congo étant  étiquetée capitale mondiale du viol, libérer un condamné pour viol ferait  confirmer cette thèse.

Par ailleurs, le regroupement des partis et plateformes politiques de l’opposition exige la cessation des poursuites judiciaires contre Moïse Katumbi, et dénonce les dédoublements des partis de l’Opposition, ceux qui sont au Dialogue affirment que l’inclusinvité est belle et bien effective. « On parlerait de l’exclusion si certaines personnes étaient interdites de participer, mais nous avons affaire à ceux qui refusent volontairement d’y participer », déclare l’un des participants au dialogue.

Point de vue balayé par l’opposition qui affirme que dans le souci de décrisper l’environnement politique pour que le dialogue ait lieu dans un climat plus ou moins apaisé, le gouvernement et la MP doivent tenir compte de leurs préalables.

Outre l’absence du Rassemblement, le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba ne prend pas non plus part à ce grand rendez-vous politico-historique de la République démocratique du Congo. De même, des personnalités telles qu’Albert Moleka de l’UDPS/Kibassa, Jean-Bertrand Ewanga ou encore André Claudel Lubaya ont dû quitter ce forum, constatant le manque l’inclusivité.

J.Times

 

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